Mon paradis, mon île (poème)
Dernière mise à jour : 10 oct. 2024
Je connais une île d’une grande beauté
Perdue au coeur des eaux glacées du Saint-Laurent
À deux pas de la ville où mon pays est né
Loin du tumulte, égarée dans un autre temps
Ses berges érodées par l’onde des tempêtes
À la saison morte, sont foulées par l'armée
Des oies qui s'échappent de ce décor champêtre
Et cacardent en coeur sur la plage éraillée
Dans ce doux jardin d'éden où la vigne abonde
Les pâturages sont peuplés d'arbres fruitiers
Qui, à la récolte, fournissent un grand nombre
De vivres délicieuses et variées
L'étroit chemin qui découpe ces vieilles terres
Coupé à mi-temps par un raccourci commode
Est parsemé d'un patrimoine séculaire
D’une grande beauté, qui traverse les modes
Des légendes hantent ces vieilles paroisses
Où intervient le Diable, rusé et adroit
De même que quelques sorcières bien sournoises
Dansant lascivement, autour de feux de joie
Un jour, un poète et ses souliers voyageurs
Se sont posé dans cette contrée bien tranquille
Ce paradis aux gens bienveillants et rieurs
Ceinturé d'un chemin de quarante-deux mille

Parfois je me lasse de ma vie monotone Dans cette cité aux matins sans horizon Oisif et gai, je prends le chemin qui sillonne Ce pays de cocagne sans comparaison



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